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15 février 2023

Arrêt cigarette : et si finalement c'était possible ?

Fatigue, toux, constipation… les questions se bousculent et vous hésitez à vous lancer… Ce que vous devez retenir, c’est que l’arrêt de la cigarette est une décision qui peut changer votre vie. 

Il n’existe aucune raison valable de conserver cetteaddiction dans votre quotidien. La cigarette vous détruit, vous, votre corps, vos finances, votre santé mentale… et ce, même si vous ne le savez pas encore. 

Elle vous vole tout, ne vous laisse rien sinon cette envie irrésistible d’allumer la prochaine. 

Vous vous posez certainement l’une des questions auxquelles nous avons répondu ci-dessous. L’une d’entre elles servira peut-être de déclic, celui-là même qui vous fera écraser votre dernière cigarette dans le cendrier dès maintenant.

Comment savoir qu’on fume trop ?

Sans doute que le simple fait de se poser la question est un premier signal envoyé par notre cerveau pour nous dire d’arrêter.

Il va être difficile de donner un nombre de cigarettes exact à partir duquel on doit se considérer comme un gros fumeur

On connaît tous cette personne qui fume presque un paquet par jour, mais pour qui il est impossible d’allumer une cigarette au réveil … et d’un autre fumeur qui ne peut se lever de son lit sans fumer sa cigarette, mais qui peut se retenir de fumer le reste de la journée… 

La clé pour un arrêt cigarette efficace serait sans doute de ne pas se comparer aux autres. 

Nous avons tous plus ou moins une relation différente avec la nicotine, tous plus ou moins une facilité à nous en libérer. 

Fumer, c’est déjà trop fumer. Ce n’est ni un besoin, ni une bonne habitude. Le tabagisme est une addiction qui rend la personne dépendante extrêmement vulnérable face au produit. 

C’est sans doute d’ailleurs pour cette raison que vous n’avez toujours pas réussi à arrêter jusqu’à présent… On pense que l’on a le temps, que l’on peut stopper quand on veut, mais on se rend très vite compte que même si l’on ne fume pas beaucoup , il est difficile de passer de quelques cigarettes à zéro.

Quelle est la période la plus dure quand on arrête de fumer ?

Avant de vous dire quelle est la période la plus difficile quand on arrête de fumer , il convient d’écarter une autre question. 

Existe-t-il un meilleur moment que l’autre pour se sevrer du tabac ? La réponse est évidemment non. Le meilleur moment pour arrêter de fumer n’existe pas car vous aurez toujours une bonne excuse pour repousser le moment fatidique. 

Si cela ne vient pas de vous, un facteur extérieur pourrait tout aussi bien mettre à mal votre motivation de départ et vous forcer à repousser, encore et toujours la date du début de sevrage. 

Partons du principe que cette fois-ci c’est la bonne, vous venez tout juste de noter la date à laquelle vous prévoyez d’éteindre votre dernière cigarette , et souhaitez savoir si le sevrage va être difficile.

Vous raconter le contraire serait mentir. Ce n’est jamais agréable de se défaire d’une addiction qui nous a maintenu enfermé dans une prison psychologique pendant des années. 

Par contre, de nombreux témoignages d’anciens gros fumeurs montrent que l’arrêt tabac a été plus facile qu’ils ne le pensaient avant de démarrer. 

L’appréhension est toujours plus forte que la réalité. L’angoisse d’avoir une vie moins fun ou moins joyeuse, de devoir passer des semaines à ne voir personne et souffrir du manque ne donne pas toujours envie de se lancer. 

Et pourtant, passé les premiers jours et les premiers symptômes du sevrage tabagique, le combat n’est pas si difficile à remporter. Des études ont montré qu’à partir du 18e jour sans cigarette, la dépendance physique commençait à disparaître.

La période la plus dure pour arrêter la cigarette se situerait entre la 1er et la 3eme semaine. Tout dépend évidemment du fumeur et de sa relation avec la cigarette. 

Mais si finalement, la période la plus difficile n’était pas avant d’arrêter, mais plutôt au moment de prendre la décision ?

Comment avoir le déclic pour arrêter de fumer ?

On parle souvent de déclic physique pour arrêter de fumer. Le début d’une petite toux du fumeur qui s’installe, des problèmes pour respirer normalement, des douleurs aux poumons, la gorge qui brûle au réveil… 

Le problème, c’est que tous ces symptômes du fumeur arrivent progressivement, ce qui permet malheureusement de s’y habituer. Au départ, la peur nous fait prendre conscience du danger du tabac , mais est-ce suffisant pour avoir un véritable déclic pour arrêter de fumer ? Pas certain.

D’autres déclencheurs peuvent être plus efficaces. Pour de nombreux ex-fumeurs, la visite dans un service de cancérologie a été vécue comme un électrochoc et les a aidés à ne plus toucher une seule cigarette de leur vie… 

Quand on sait que le tabagisme est responsable de plus de 10 cancers et est à l’origine de 85 % des cancers du poumon , cela a de quoi faire réfléchir aux risques que l’on est prêt à prendre ou non pour répondre à son addiction.

Le déclic peut passer par l’envie profonde de ne plus être un fumeur. Ne plus porter ce regard négatif sur soi. Arrêter de fumer oui, mais surtout ne plus être cette personne dépendante à nos yeux et aux regards des autres, notamment de ses proches.

La bonne méthode pour avoir ce fameux déclic se situe certainement entre les deux. S’écouter soi-même, écouter son corps et comprendre les dangers auxquels on s’expose.

Arrêter de fumer sans être énervé ni stressé, c’est possible ?

Le fumeur est en permanence sous perfusion de nicotine. Le fait de fumer cigarette sur cigarette habitue le cerveau à sa dose régulière.

Alors, lorsqu’on lui enlève sa dose de dopamine sécrétée après chaque bouffée, il va commencer à se demander ce qu’il se passe et vous mettre dans un état d’alerte, presque d’anxiété.

Et oui, pourquoi tout d’un coup, plus rien, comme une punition ? Votre cerveau ne va pas se laisser faire ! Il va vous le rappeler sans cesse, vous dire que vous avez besoin d’une pause clope, de tirer au moins une taffe… mais cette taffe n’arrive jamais. 

Alors il commence à s’activer et vous envoyer des messages d’alerte ce qui augmente votre stress. Vous devenez irritable à la moindre contrariété parce que le reste n’a aucune importance, ce que veut votre cerveau : fumer !

Il est souvent conseillé d’éviter toute situation de stress ou de dispute en tant normal évidemment mais encore plus lors de lapériode de sevrage. La raison est simple, la cigarette peut très vite devenir un refuge au moindre agacement ou la moindre déception. 

La personne dépendante au tabac est persuadée que la cigarette est un parfait anti-stress. Elle courra donc aisément vers elle à la moindre contrariété…

Arrêter de fumer sans être énervé revient donc à comprendre le mécanisme pervers de la nicotine sur vos émotions et prendre davantage sur soi pour supporter les premiers jours sans tabac.

Arrêt cigarette, quels sont les effets ?

Comme évoqué précédemment, une petite période de stress et d’anxiété peut accompagner le sevrage tabagique. Cependant, certains fumeurs évoquent un regain d’énergie dès les premières heures, sans doute euphoriques par l’idée de cesser de fumer définitivement.

Qu’importe votre appréhension de départ ou la récurrence de vos envies de fumer, les effets du sevrage sont globalement très positifs.Abandonner la cigarette , c’est reprendre confiance en soi, en sa capacité à prendre une décision qui peut changer sa vie. C’est une période très excitante, au-delà même des symptômes du sevrage.

Les premières semaines passées, vous pouvez déjà observer une amélioration de la coloration de vos dents. Vos gencives aussi vous remercieront avec des saignements moins fréquents.

Pensez à prendre une photo avant-après votre arrêt de la cigarette, vous pourriez être surpris par l’effet de l’abstinence sur les traits de votre visage, vos cernes aussi. Il faut savoir que chaquebouffée de fumée de cigarette dégage 200 000 radicaux libres qui vont attaquer les cellules de la peau.

Mais s’il ne fallait garder qu’un seul effet de l’arrêt de la cigarette, ce serait certainement la fierté dans le regard de ceux qui vous entourent. Après avoir si souvent essayé et souvent rechuté, après leur avoir répété que vous pouviez arrêter quand vous le vouliez sans succès… vous voilà déjà “presque” un ancien fumeur.

Et ça, ça n’a pas de prix contrairement à la cigarette qui en a un, même deux : votre liberté et votre vie…