26 mai 2023
5 raisons d’arrêter de fumer à 50 ans
Vous venez de fêter votre 50e anniversaire et souhaitez mettre fin à votre addiction une bonne fois pour toutes ?
Sauf que, vous avez tout essayé, ou presque, mais rien n'a fonctionné... Cet article pourrait bien vous servir de déclic pour stopper définitivement, ce même déclic que vous n'avez pas réussi à avoir en 40 ans de tabagisme.

Est-il trop tard pour arrêter de fumer à 50 ans ?
Fumer impacte tous les domaines de votre vie : qualité de vie, apparence physique, finance et santé mentale.
"Pourquoiécraser cette cigarette alors que j'ai passé les 3/4 de ma vie une clope à la main ?" On pense souvent qu'il est trop tard, que le sevrage n'est pas fait pour nous, que c'est trop dur, que ce n'est pas le bon moment…
Le meilleur âge pour stopper une addiction n'existe pas, le plus tôt est le mieux.
Vous pensez qu'à 50 ans il est déjà trop tard ? Pourtant, la régénération des tissus dans le corps humain est un processus continu tout au long de la vie. Vous pouvez encore réparer les dégâts du tabac, mais attention, car la capacité diminue avec l'âge. Fumer à 50 ans , c'est s'exposer à un risque de décès plus élevé.
Trop tard ? L'espérance de vie en France est de 79,3 ans en moyenne, soit 30 ans que vous pouvez choisir de passer à vous intoxiquer avec le tabac ou arrêter pour maximiser vos chances de vivre le reste de votre vie en bonne santé.
Trop tard ? 40 ans de tabagisme ne s'effacent pas comme ça, on est d'accord. Pourtant, 750 000 personnes arrêtent de fumer chaque année, et parmi elles, des fumeurs de longue date.
Trop tard ? Le tabagisme est lié à plus de 15 cancers différents et à des maladies pulmonaires très handicapantes. Si la cigarette ne vous a pas encore rendu malade, rien ne dit que demain elle vous épargnera.
Trop tard ? Lorsque l'on prend en compte le fait que la cigarette peut aggraver le stress et l'anxiété, et que l'on est conscient des perturbations que les changements hormonaux à l'âge de 50 ans peuvent causer, il est préférable de s'en éloigner rapidement.
5 raisons de ne plus toucher une cigarette à l'âge de 50 ans
Raison 1 : Entre 6 ans et 10 ans d'espérance de vie en plus
À l'âge de 50 ans, c'est le moment idéal pour écraser sa dernière cigarette. Selon les données scientifiques, l'arrêt définitif permettrait de gagner entre 6 et 10 années de vie supplémentaires et de limiter considérablement l'apparition de maladies liées au tabagisme.
Raison 2 : Réduction du stress
Vous pensiez que fumer permettrait de déstresser ? C'est tout le contraire. La cigarette est à la fois la cause (substance stimulante) et le remède. Le manque génère du stress qui disparaît une fois que vous avez inhalé une bouffée. Tant que vous ne l'avez pas inhalée, le stress est présent.
C'est un cercle vicieux où fumer devient la réponse à un état nerveux créé de toute pièce par la dépendance au tabac. Cela est notamment confirmé par les données de cette étude qui montrent que le niveau de cortisol, hormone du stress, chute considérablement après l'arrêt de la cigarette.
Raison 3 : Rajeunissement de la peau
Perte de fermeté et d'élasticité, rides... les premiers signes de l'âge apparaissent, et c'est tout à fait normal. Ce qui l'est moins, c'est d'accepter leur accélération en maintenant votre addiction au tabac. En effet, la fumée de cigarette attaque le collagène de votre peau ainsi que la circulation sanguine, fragilisant la peau, accentuant les rides et donnant un teint pâle et terne aux fumeurs.
Raison 4 : Pour préparer votre retraite
À 10,5 euros le paquet, un fumeur régulier va dépenser en moyenne 300 euros par mois et plus de 3500 euros par an. Sur 10 ans, cela fait plus de 35 000 euros. Si vous approchez de votre 50e anniversaire et que vous avez passé les 30 dernières années à fumer des cigarettes, cela représente presque 100 000 euros, sans compter les dépenses médicales, les absences au travail, etc., dues aux conséquences de votre addiction au tabac.
Raison 5 : Pour donner un meilleur exemple à vos petits-enfants
Fumer est rarement une source de satisfaction personnelle. C'est plutôt quelque chose que l'on souhaite éviter de montrer aux autres. Souvent, on en a honte. Honte de montrer à nos enfants et petits-enfants que nous sommes dépendants, que nous ne pouvons pas passer plus de 2 heures avec eux sans fumer... Il n'est pas non plus évident de sensibiliser aux dangers du tabagisme lorsque l'on est soi-même accro au tabac...
Est-il plus difficile d'arrêter après de longues années d'addiction ?
Le tabagisme chronique crée une habitude. Une cigarette après le café, à la fin d'un bon repas, pendant un long trajet en voiture... Ce n'est pas tant la dépendance physique qui est difficile à briser, mais l'attachement psychologique du fumeur à la cigarette.
Les substances chimiques présentes dans la fumée de cigarette engendre une modification des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la noradrénaline et bien sûr la dopamine, qui ne fonctionnent plus normalement après plusieurs années de tabagisme.
Pour retrouver une activité identique à celle d'un non-fumeur et donc ne plus ressentir de manque lié au tabac, il faut laisser un peu de temps à votre cerveau pour rééquilibrer l'activité de ses médiateurs chimiques perturbés par le sevrage.
Les signes qui montrent que vous êtes prêt à arrêter définitivement
Cela fait sans doute 10, 20 voire même 40 ans que vous fumez des cigarettes quotidiennement. La montagne peut alors vous paraître haute... trop haute pour vous.
Vous avez passé votre vie à fumer... vous avez l'impression que cela fait presque partie de vous, comme si la cigarette avait construit votre personnalité.
Vous sortez en soirée avec elle, vous patientez avec une cigarette à la main, vous conduisez avec la fenêtre à moitié ouverte pour laisser échapper la fumée... Son odeur est devenue la vôtre, vous ne pensez qu'à elle, elle fait complètement partie de votre quotidien...
Et pourtant, voici quelques signes qui montrent que vous êtes enfin prêt à arrêter de fumer :
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Vous culpabilisez à chaque fois que vous achetez un paquet : Le prix, la honte dans le regard de votre conjoint, des gens dans la rue, votre santé... Avec votre budget cigarettes, vous pourriez vous offrir un week-end en amoureux, investir dans cet appartement... Vous le savez et cela vous ronge à chaque fois que vous y pensez.
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Vous vous sentez frustré à l'idée de ne pas arriver à arrêter : À 50 ans et encore fumeur , vous en avez assez ! Sauf que ce ras-le-bol n'est pas suffisant pour franchir définitivement le pas, pourtant l'envie est bien là.
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Vous avez fait plusieurs tentatives d'arrêt : Et c'est notamment pour cette raison que vous avez un peu perdu espoir... Vous avez rechuté à chaque fois, alors pourquoi pas cette fois-ci encore ?
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Vous constatez les dégâts du tabac sur votre santé : Fatigue, stress, difficulté à respirer... Chaque cigarette devient presque une angoisse, celle de tomber malade...
Quel est le moyen le plus efficace pour arrêter de fumer quand on a 50 ans ?
Il n'existe aucune solution miracle. Mieux vaut commencer par le dire pour éviter les faux espoirs.
Mais pour mettre toutes les chances de votre côté, vous devez :
- Avoir conscience des dangers de la cigarette sur votre santé.
- Vouloir en finir définitivement.
- Comprendre ce qui vous a poussé à fumer.
- Mettre des mots sur ce qui vous maintient dans votre addiction au tabac
- Eviter les situations stressantes
75% des fumeurs arrêtent du jour au lendemain. Cela semble être la méthode la plus efficace.
Qu'importe l'âge, qu'importe la méthode choisie, abandonner son addiction commence toujours par l'envie de s'en sortir.
C'est ce qu'on appelle la volonté. Mais elle devra ensuite être remplacée par des habitudes anti-tabac pour pouvoir tenir sur le long terme. La volonté ne suffit pas. Il faut créer une nouvelle habitude, l'ancrer dans votre cerveau.
Pour cela, seul le temps permettra de le faire. Aidez-vous de ces 5 conseils :
- Eloignez-vous des fumeurs et des lieux où l'on fume
- Testez des substituts naturels comme les plantes anti-tabac pour faire face aux envies.
- Notez quelque part pourquoi vous voulez arrêter de fumer, et relisez-vous régulièrement pour ne pas oublier.
- Faites des activités stimulantes cognitives comme la lecture, la prière, des jeux cérébraux (échecs, puzzles, etc.).
- Croyez en quelque chose de plus grand que vous pour rester motivé et comprendre que fumer est loin d'être une volonté divine pour notre vie. La cigarette nous éloigne de notre destinée en nous rendant malades, en rongeant nos finances, en créant un sujet de conflit avec nos proches.
Les bienfaits de l'arrêt du tabac à 50 ans
Après 5 ans sans aucune cigarette, le risque de cancer du poumon diminue de 50 %. Pour rappel, le tabac est responsable de 85 % des cancers pulmonaires. Vous avez également 50 % de risque en moins de développer un cancer de la bouche, de la gorge ou du larynx.
Au bout de 10 ans, le risque de maladies cardiaques est pratiquement équivalent à celui d'une personne qui n'a jamais fumé.
20 ans de sevrage tabagique assurent une diminution considérable du risque de cancer de la bouche, de la gorge et du larynx. De même, votre risque de cancer du pancréas est similaire à celui d'une personne qui n'a jamais fumé.
Arrêt tabac à 50 ans = prise de poids obligatoire ?
C'est l'une des objections qui revient le plus souvent : "Je ne peux pas arrêter sinon je vais grossir... ", alors, info ou intox ?
Passé la cinquantaine, le corps subit un ralentissement de son métabolisme. Il s'agit d'un phénomène naturel qui se traduit par une diminution du métabolisme de base. Le corps brûle alors moins de calories au repos.
À cela, il faut rajouter le fait qu'une cigarette brûle entre 5 et 10 calories, soit 200 calories pour un paquet fumé par jour.
Et pour finir, un meilleur appétit dû à l'absence de nicotine, qui supprime généralement la sensation de faim chez les fumeurs à jeun et qui explique aussi un poids corporel inférieur chez les personnes dépendantes au tabac.
Quelle est la solution pour ne pas grossir après l'arrêt quand on a 50 ans ? Très simple :
- Faire du sport pour contrer le ralentissement métabolique.
- Manger de manière plus équilibrée pour rattraper les 200 kcal qui ne seront pas brûlées par la cigarette.
- Se préparer psychologiquement à avoir faim pour mieux résister pendant les premiers jours de sevrage.
Il n'y a aucune raison que vous grossissiez après votre arrêt. Et quand bien même, oui, mieux vaut prendre 5 kilos puis les perdre plutôt que prendre 5 ans à se battre contre un cancer du poumon.
Cela peut faire un peu cliché de dire que les maladies n'arrivent pas qu'aux autres, mais pourtant c'est vrai, surtout chez les fumeurs... surtout lorsque le corps devient plus vulnérable en raison d'un changement hormonal important chez les quinquagénaires...