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13 février 2023

Durée sevrage tabac : combien de temps dois-je tenir ?

combien de temps tenir sevrage cigarette

Vous vous attendez à la pire période de votre vie ? Cela fait des années que vous souhaitez arrêter de fumer , mais le sevrage vous fait peur… Si peur que vous n’avez toujours pas osé franchir le pas…

La réalité est souvent bien différente du fantasme qui existe autour dusevrage tabagique. De nombreux témoignages d’ex-fumeurs le prouvent. 

Mais si vous n’êtes toujours pas convaincu que l’on peut vraimentarrêter la cigarette du jour au lendemain , ou que votre angoisse de ne pas fumer pendant plusieurs jours d’affilées ne vous quitte pas, cet article va vous permettre de :

  • Mieux comprendre les effets du sevrage sur votre corps et votre cerveau

  • Obtenir une durée moyenne du sevrage tabac

Qu’est-ce que le sevrage tabagique ?

Se sevrer veut dire cesser ou arrêter. Le sevrage désigne donc le processus par lequel une personne qui fume régulièrement cesse de consommer du tabac.

Ce processus peut s’avérer quelque peu difficile selon le nombre d’années de tabagisme , les habitudes de vie, la motivation du fumeur à arrêter, etc.

Le sevrage c’est une véritable désintoxication de la personne. 

Cette addiction qui au fil du temps s’est installée dans le psychique de la personne addicte créant une dépendance très forte au produit en raison de sa capacité à libérer de la dopamine, système de récompense apprécié par le cerveau.

C’est ce qui peut rendre compliqué la période de sevrage. Le fumeur va entrer dans une phase de manque. Les récepteurs nicotiniques présents dans le cerveau n’étant plus alimentés vont réclamer leur dose.

Pour limiter les effets et la durée du sevrage, comprendre les mécanismes de l’addiction maximisera les chances de réussite. Arrêter par obligation sans avoir la ferme intention de ne plus jamais retoucher une cigarette va évidemment compliquer les choses.

La durée du sevrage tabagique va principalement dépendre de la capacité du fumeur à se libérer des chaînes de sa dépendance. 

Il y a une différence entre se forcer à arrêter et vouloir arrêter. Une différence qui vous permettra de mieux gérer lessymptômes du sevrage et passer chaque phase de la désintoxication avec succès jusqu’à ne plus ressentir aucune envie de fumer

Les premiers signes du sevrage…

Lorsque l’on aborde le sujet du sevrage tabagique, il est important de distinguer deux dépendances différentes: la dépendance physique et la dépendance psychologique.

Comprendre la différence entre les deux permet de se libérer de la cigarette plus facilement.

Dépendance physique: Quels sont les effets du sevrage sur votre corps?

La réaction du corps lorsqu’onarrête de fumer peut être assez surprenante, voire déstabilisante pour la personne dépendante. 

En effet, lorsqu’on stoppe la cigarette, on pourrait s’attendre à se sentir beaucoup mieux, plus en forme, mais les premiers jours de sevrage peuvent être difficiles. 

La nicotine agit directement sur le cerveau, se sevrer du tabac signifie faire accepter à son cerveau qu’il peut vivre sans cigarette.

Cela prend du temps car l’habitude s’est inscrite dans votre subconscient et est devenue une addiction, cela signifie que vous pensez en avoir besoin pour vivre. 

Entrer dans une période d’abstinence signifie ne plus fournir les substances chimiques naturelles qui étaient libérées auparavant, ce qui peut entraîner des symptômes tels que des maux de tête, des vomissements, une perte d’appétit, de la nervosité, de l’irritabilité, une perte de poids, des douleurs d’estomac et des réactions cutanées.

Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS, de Sorbonne Université et de l’Inserm ont découvert que le fait de fumer engendre certaines mutations génétiques qui influencent la sensibilité à la nicotine de la personne dépendante. 

Le fait de fumer peut modifier l’ADN, ce qui en fait l’une des 6 drogues les plus addictives au monde.

Dépendance psychologique : Les signes liés à l’arrêt de la cigarette dans votre cerveau

Si les symptômes physiques peuvent être facilement gérables, les effets psychologiques du sevrage peuvent être plus difficiles à surmonter. Il peut être plus facile de résister physiquement que mentalement. 

Les pensées négatives peuvent s’accumuler dans votre tête… ce qui peut entraîner un mal-être général qui peut s’installer et ne plus vous quitter…

Vous rendant :

  • irritable
  • négatif
  • dépressif
  • angoissé / stressé
  • moins concentré

Tous ces symptômes qui vous font peur, ne sont-ils pas finalement votre meilleure motivation pour arrêter de fumer  ? 

Si la cigarette a le pouvoir de vous mettre dans cet état à la fois physique et psychologique, n’est-ce pas suffisant pour vous dire qu’elle n’en vaut pas la peine ? Qu’elle vous fait plus de mal que de bien ? 

Il est important de ne pas considérer ses effets négatifs comme une raison valable de ne pas maintenir une vie normale. S’enfermer dans de mauvaises pensées est le meilleur moyen de rechuter. 

Évidemment, les 2 ou 3 jours suivant votre décision d’arrêter vont être quelque peu différents. Mais, comme tout changement d’habitude, il faut réapprendre à vivre autrement. Arrêter de fumer, c’est surtout vivre mieux. 

Qu’est-ce qu’une semaine dans votre vie, comparé à tout ce que le sevrage va apporter de bénéfique par la suite ? Des économies, une estime de soi retrouvée, une meilleure santé, un niveau de bonheur plus élevé… 

Ne pas oublier non plus que le tabac est le premier facteur de risque de cancer, pas un ami sympa qui vous accompagne en soirée ou qui comble vos moments de solitude.

Quelle est la période la plus difficile quand on arrête de fumer ?

La période la plus dure du sevrage va dépendre d’un individu à un autre ou du nombre d’années de tabagisme, mais l’on peut tout de même découper la période de sevrage en 3 phases. 

Phase 1 

C’est le début, vous venez de commencer et la première question que vous vous posez est “combien de temps cette envie de fumer va-t-elle durer…”. 

Mais vous êtes très motivé. Vous ne voulez plus toucher une seule cigarette, alors vous tenez bon. Cependant, vous dormez moins bien, vous avez perdu le goût de faire des choses… Les premiers doutes s’installent, non pas sur votre capacité à arrêter, mais plutôt sur l’intérêt de le faire…

Vous vous persuadez que vous étiez bien plus heureux avant, que la vie était beaucoup plus amusante avec une cigarette à la main…

Presque trois semaines se sont écoulées et, malgré les nombreuses questions sans réponse qui se sont bousculées dans votre tête, vous avez tenu. La dépendance physique commence à devenir moins ressentie.

Phase 2

Les premières semaines sont passées et vos envies d’allumer une cigarette ont presque disparu. Vous réalisez que votre sevrage n’est finalement pas aussi difficile que vous le pensiez. 

Vous commencez à convaincre les fumeurs autour de vous de faire de même et vous vous sentez en meilleure forme et plus confiant que jamais. 

Certains moments restent toutefois une véritable tentation: les sorties, les bons repas, les pauses avec les collègues. Le réflexe a disparu, mais vous savez qu’il faut toujours rester vigilant.

Phase 3

Presque 6 mois viennent de s’écouler et vous vous considérez enfin comme un ancien fumeur. Fier et heureux, vous pensez que la phase de sevrage est définitivement derrière vous et que vous pouvez reprendre une vie normale. 

Cependant, c’est aussi une période propice à la découverte d’autres produits de substitution, tels que le café ou le sucre, qui peuvent vous rappeler la sensation procurée par le tabac. Ex-fumeur certes, mais pas pour autant invincible.

Combien de temps dure le sevrage du tabac?

Selon les études scientifiques, le sevrage dure entre 2 et 6 semaines pour se débarrasser de la dépendance à la cigarette et de ses effets sur le corps. Il ne faut moins de 24 heures pour éliminer le taux de nicotine dans le sang.

Quant au sevrage psychologique, la durée dépend de la capacité de la personne à s’en défaire. La détermination personnelle est un élément clé pour réduire le temps de sevrage de la cigarette, quelles que soient les années de tabagisme ou le nombre de paquets fumés par jour.

Apprendre à vivre sans cigarette

Qu’importe le temps de sevrage au tabac , ce qui compte c’est de comprendre qu’arrêter sa consommation de cigarettes n’est pas une punition. 

Il ne s’agit pas de se sentir frustré et d’entretenir un sentiment de frustration… Il s’agit plutôt de mettre fin à un mécanisme d’addiction destructeur sur tous les plans.

Alors oui, connaître la durée du sevrage peut aider à tenir, c’est certain. Avoir en ligne de mire un objectif bien défini est toujours mieux que d’avancer dans l’inconnu. Retenez 21 jours comme un but à atteindre et ne plus ressentir de fort désir de fumer une cigarette. 

La période de désintoxication sera plus supportable pour les uns, plus difficile pour les autres, mais à la fin, tout le monde a la capacité de dire non à la cigarette du jour au lendemain.

Vivre sans cigarette, c’est la même vie, mais en mieux. Et si vous en doutez aujourd’hui, c’est que vous êtes encore dans une phase de manque.

3 conseils pour supporter son sevrage tabacologique

Vous n’êtes pas malade

Une addiction n’est pas une maladie. C’est un attachement psychologique à une substance active.

Qu’est-ce que cela change? Et bien, vous avez la main sur votre dépendance. Une personne malade vit dans l’espoir, dans l’attente, contrairement à vous qui pouvez décider d’arrêter de fumer aujourd’hui.

Même pas une

Juste une… Non, même pas. Chaque nouvelle cigarette consommée vient réactiver vos récepteurs nicotiniques. 

Mais qu’est-ce qu’un récepteur nicotinique? Il joue un rôle important dans les effets de la nicotine sur le système nerveux. Les récepteurs nicotiniques sont à l’origine du déclenchement en cascade de réactions chimiques, comme la libération de la dopamine. 

Plus vous maintenez ce lien entre votre cerveau et le tabac, plus ce dernier associera plaisir et cigarette.

Réinventer sa vie

S’il est conseillé de s’éloigner de déclencheurs dans les premiers temps de sevrage, tels que des amis fumeurs ou la consommation excessive de café, il ne s’agit pas de ne rien faire jusqu’à disparition totale du manque.

Préférez plutôt réinventer votre vie sans cigarette. Elle a, pendant trop longtemps, tourné autour de cette addiction destructrice, où vos décisions étaient définies en fonction de la possibilité de fumer ou non.

Faites des choses inspirantes, rencontrez des gens inspirants, lisez des choses nouvelles, développez une passion, un talent, votre foi, découvrez des lieux inconnus, des activités… en un mot, vivez !

Connaissez-vous un seul fumeur qui regrette d’avoir arrêté la cigarette ?

Ceux qui rechutent n’en ont pas l’envie, ils ont simplement laissé une petite ouverture aux substances addictives qui se sont directement engouffrées dans la faille.

Le goût, l’odeur… personne n’aime la cigarette. Si vous pensez le contraire, repensez à la la toute première que vous avez fumé…

 Ce n’est que par répétition de l’usage que vous avez commencé à vous habituer à elle. Puis, l’addiction a pris le dessus sur l’habitude et la cigarette est devenue un indispensable de votre vie…

Mais vous n’en avez pas besoin. Entrer dans une phase de sevrage, c’est se libérer de l’emprise de la cigarette.

Une fois la durée de sevrage écoulée, vous aussi, vous regretterez d’avoir touché à ça… d’ailleurs vous regrettez sans doute déjà, avant même d’avoir commencé à arrêter. 

C’est dire…