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24 février 2023

Les conséquences d’une cigarette par jour sur votre santé

fumer une seule

Juste une… est-ce déjà une de trop ? Les études sur le sujet le prouvent, fumer une seule cigarette par jour est dangereux pour votre santé mais ce n’est pas tout.

Il est possible que vous ne vous sentiez pas dépendant au tabac , pourtant vous prenez le risque de le devenir.

Alors à quoi je m’expose en fumer une cigarette par jour et comment arrêter cette mauvaise habitude ?

Fumer une cigarette par jour, c’est grave docteur ?

Une analyse comparative de 141 études portant sur le tabagisme a comparé tous les résultats obtenus entre les années 1946 à 2015 pour tirer une conclusion. 

Les résultats sont très intéressants. 

Les hommes qui fument environ une cigarette par jour ont un risque de maladie cardiaque 48 % plus élevé que ceux qui n’ont jamais fumé et un risque d’accident vasculaire cérébral 25 % plus élevé.

En se basant sur des résultats purement scientifiques, la réponse est donc oui. 

Oui, fumer une seule clope par jour est dangereux pour votre santé et augmente considérablement vos chances de contracter une maladie grave. Mais la question n’est pas tant de savoir à partir de combien de cigarettes fumer devient véritablement dangereux pour votre santé.

Suis-je vraiment addict ?

Ce qui importe, c’est de comprendre que la dépendance au tabac n’attend pas que vous ayez atteint un certain seuil de cigarettes par jour pour venir frapper à votre porte. 

Elle est déjà là, présente à la première cigarette. Elle attend juste que vous augmentiez petit à petit votre consommation pour s’installer et ne plus jamais vous quitter.

De nombreux spécialistes s’accordent à dire que l'addiction peut s'installer dès les premières taffes. 

Vous mettez un pied dans le mécanisme addictif dès lors que votre corps développe une tolérance à la cigarette. 

Une seule cigarette suffit aujourd’hui mais demain ? Car pour obtenir le même effet, il vous faudra répéter l’habitude. Se contenter d’une seule dose de tabac toutes les 24 heures ne vous protège en rien contre une addiction plus importante par la suite.

Adolescent, le paquet de cigarettes pouvait durer 3 mois lorsque ce dernier était bien caché dans le fond du tiroir. Et pourtant à cette même époque, vous ne vous imaginiez sans doute pas devoir en allumer une chaque soir, comme un rituel obligatoire sur lequel on pense bien souvent avoir le contrôle.

Quel est le plus gros risque de fumer 1 cigarette par jour enceinte ?

Tomber enceinte est certainement l’annonce la plus excitante qui soit. Sauf que, lorsque la maman est fumeuse, porter un enfant rime souvent avec sevrage tabagique. 

Un conflit psychologique s’engage alors : dois-je vraiment arrêter de fumer pendant ma grossesse ? Et si finalement je pouvais m’en tenir à une seule cigarette, serait-ce vraiment dangereux pour le bébé ?

Au vu des risques annoncés précédemment sur une personne adulte, on peut facilement imaginer les complications de santé auxquelles on expose son enfant. 

Le risque de mort subite ou inattendue du nourrisson est par exemple multiplié par deux chez les femmes fumeuses. Le tabagisme, même léger, pendant les 9 mois de grossesse peut entraîner :

  • des fausses couches
  • des naissances prématurées ou un faible poids à la naissance
  • des malformations congénitales
  • des troubles respiratoires chez le bébé
  • un risque accru de diabète
  • des risques d’infections graves pendant et après l’accouchement

Juste une clope : peut-on vraiment parler d’addiction ?

Vous n’êtes pas un gros fumeur, et c’est déjà un bon point pour vous. Toutefois, la répétition crée le besoin. Un besoin artificiel qui n’est autre qu’un message de votre cerveau qui vous demande sa dose de dopamine.

L’addiction est un état de dépendance physiologique et/ou psychologique à une substance, ou à un comportement, le geste de fumer par exemple. Elle se caractérise par un besoin compulsif de consommer, malgré les conséquences négatives sur la santé.

Qu’est-ce qui se cache derrière un “je fume juste une cigarette par jour” ?

La plupart du temps, il se cache un “je ne me sens pas addict mais je ne peux pas arrêter non plus”. Et pourquoi ? Car bien souvent, c’est le seul moment de votre journée qui vous apporte de la satisfaction, cette explosion de dopamine que l’on vient d’évoquer.

À force, vous vous persuadez qu’elle vous est indispensable pour bien démarrer la journée ou pour bien la finir. Vous n’avez ni besoin de nicotine, ni besoin d’un shoot de dopamine pour être heureux ou vous sentir bien.

Le processus d'addiction joue avec votre peur de manquer. Manquer de quelque chose d’indispensable à votre existence. 

Sauf que la cigarette n’en fait pas partie, tant pis pour elle. Toutefois, une seule cigarette, c’est entrevoir une porte vers une dépendance plus importante, plus profonde encore.

La faible consommation de cigarette ne représente pas toujours un danger immédiat, mais pourtant, ce dernier est souvent là, à attendre une période difficile, la perte d’un emploi, d’un être cher… 

L’addiction vous guette jusqu’à trouver l’ouverture parfaite pour vous faire consommer davantage. Il sera alors bien plus compliqué de s’en libérer tant psychologiquement que physiquement.

Arrêter de fumer d’un coup !

Si vous pensez qu’arrêter de fumer du jour au lendemain peut-être dangereux ou que la douleur engendrée par la privation n’en vaut pas vraiment la peine, voici ce que la cigarette vous force à inhaler à chaque bouffée : 

  • Goudron
  • Benzène
  • Plomb
  • Hydrogène cyanure
  • Acétone
  • Acide acétique
  • Acide formique
  • Butane
  • Méthane
  • Naphtalène
  • Phénol
  • Pyridine
  • Monoxyde de carbone
  • Formaldéhyde
  • Ammoniac

La liste est encore longue. Plus de 4 000 substances irritantes, toxiques et cancérigènes sont condensées dans une seule cigarette.

Arrêter d’un coup ou progressivement est souvent le dilemme rencontré par les gros fumeurs, moins pour les autres. 

Mais croire que les fumeurs occasionnels rencontrent beaucoup moins de difficulté à arrêter serait une erreur. 

Rappelez-vous, cette unique clope de la journée s’est transformée en rendez-vous à ne surtout pas manquer. 

Donc au lieu de prévoir un sevrage progressif en réduisant sa consommation à une cigarette la semaine ou le week-end, prenez plutôt une décision radicale. 

Le tabagisme a de lourdes conséquences sur votre santé, mais aussi sur votre entourage. 

De nombreuses études l’on démontrer, s’en fumer une, juste comme ça, comporte un risque élevé de développer une maladie coronarienne ou de faire un accident vasculaire cérébral. 

Entre 1 et 3 cigarettes par jour, les risques sont seulement de moitié moins importants que pour les personnes qui fument un paquet par jour. 

Fumer une cigarette de temps en temps c’est prendre par à effet négatif du tabac. Nous ne sommes pas tous à égalité face au tabac et à sa dangerosité pour notre santé. 

Certains pourront fumer un paquet toute leur vie sans déclencher un cancer du poumon

D’autres au contraire, seront malades après seulement quelques années d’un tabagisme “léger”.

5 règles pour arrêter de fumer

Que vous fumiez une cigarette dans la journée, cinq ou vingt, vous devez prendre conscience de l’importance de vous en éloigner. 

Se défaire d’une seule clope est évidemment plus simple que pour le gros fumeur qui lui, consomme presque deux paquets. 

Toutefois, cela va vous demander un effort. Mettre fin à une habitude, bonne ou mauvaise, n’est jamais facile et oblige la personne à se forcer au changement dans les premiers temps. 

La première règle est de comprendre que la cigarette n’est pas votre ami. Elle vous contrôle, et si ce n’est pas encore le cas, à terme, elle le deviendra. 

La seconde règle est de prendre conscience de la dangerosité de fumer. À partir d’une cigarette, le risque de mourir d’un cancer du poumon est multiplié par 8,6. Rien que ça.

La troisième règle consiste à changer sa routine durant les premières semaines. Si vous avez l’habitude de fumer une cigarette le week-end lors de sorties entre amis, évitez de vous retrouver dans ce genre d’endroit où la tentation serait trop forte à supporter pendant au moins les 15 premiers jours. Pour ne pas avoir à résister à la tentation, mieux vaut la fuir au début du sevrage.

La quatrième règle est de ne jamais, jamais céder à cette petite voix qui vous dit “juste une”. Une seule de temps en temps, c’est plus de chances de retomber dedans.

La cinquième règle est de ne pas penser que vous vous privez de quelque chose. Arrêter de fumer n’est pas une punition, c’est une libération, même lorsque l’addiction n’est pas très importante.