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10 avril 2023

Je fais une allergie au patch nicotine, au secours !

un homme dépité avec une allergie au patch nicotine,

Vous ne le savez peut-être pas encore, mais c'est une excellente nouvelle.

Une allergie au patch peut vous permettre d'explorer des méthodes naturelles pour arrêter de fumer avec plus d'efficacité.

Oubliez tout ce que vous savez sur les patchs transdermiques et regardons ensemble les solutions qui s'offrent à vous pour surmonter ces effets secondaires qui ont peut-être affecté votre motivation de mettre fin à votre addiction.

La liste des effets indésirables du patch

Si uneallergie cutanée s'est déclenchée après l'application de votre patch nicotine, attention, c'est peut-être un signal que votre peau ne supporte pas ce type de dispositif transdermique.

Irritation, démangeaisons, rougeurs voire sensation de brûlure : il s'agit certainement des effets secondaires les plus courants, mais loin d'être les plus dangereux, tout du moins si vous ne poursuivez pas l'application de manière régulière ou non.

Les patchs ne sont pas des dispositifs médicaux inoffensifs. Plus le dosage est élevé, plus les effets indésirables peuvent être intenses et entraîner des problèmes plus importants par la suite.

On parle notamment de maux de tête, de vomissements, de douleurs à la mâchoire, de brûlures d'estomac et parfois de problèmes respiratoires. Il peut être intéressant également de vérifier que tout cela n'est pas dû à un surdosage qui plus est si vous fumez avec le patch.

Pour rappel, l'application de timbre transdermique est largement déconseillée en cas de :

  • crise cardiaque dans les 30 jours
  • problèmes cardiaques
  • angine de poitrine
  • peau à tendance allergique ou fragile

Ne mettez pas de patchs si vous :

  • êtes enceinte ou allaitez votre enfant
  • avez moins de 18 ans

Une allergie aux patchs anti-tabac est assez rare, mais elle doit faire l'objet d'un suivi auprès d'un tabacologue ou d'un médecin. Il ne s'agit pas d'un produit sans conséquence sur la santé, comme on peut le penser.

Évitez d'appliquer un patch sur la même zone cutanée et, si la démangeaison se reproduit, n'en utilisez plus.

Allergie au patch nicotine : que faire ?

Arrêter d'en mettre un vous paraîtra évidemment d'une logique implacable, mais ce n'est certainement pas la réponse que vous espériez, surtout si vous faisiez partie de ces fumeurs qui avaient planifié d'arrêter de fumer progressivement avec un patch pour vous libérer de votre addiction... Cette réaction cutanée vient tout remettre en question.

Pour commencer, faites-en le deuil. Essayez de vous enlever de la tête que la meilleure méthode pour arrêter est de se coller un patch nicotinique sur le bras.

Pour vous donner une idée, la réussite du sevrage avec un dispositif cutanée est estimée entre 5 et 7 % à 6 mois. Ce chiffre équivaut plus ou moins au taux d'arrêt sans rien ou avec la cigarette électronique.

Au-delà du discours marketing des grands groupes, la réalité est toujours la même. L'arrêt de la cigarette se fait dans la tête. Les aides pour arrêter ne sont, par définition, que des coups de pouce pour tenir les premières semaines.

Les études portant sur le sujet de l'addiction au tabac le montrent, la courbe de sevrage n'est pas continue. Très haute entre 1 et 5 mois, elle a du mal à se maintenir dans le temps. À 1 an d'arrêt, on estime que sur 100 fumeurs, 94 auront rallumé une clope.

Des travaux scientifiques ont été menés pour comparer l'évolution du nombre de fumeurs ayant arrêté avant et après l'arrivée des substituts sur le marché dans les années 90. Les résultats sont les mêmes : il y a autant de fumeurs qui ont mis fin à leur addiction sans substitut.

Il y a un biais psychologique lié aux patchs en raison de la généralisation de la prescription par les tabacologues qui a fait exploser lestraitements de substitution , réduisant ainsi les tentatives d'arrêt du jour au lendemain sans rien.

Le patch n'est pas une solution miracle pour arrêter la cigarette. Loin de là.

Est-ce le bon moment pour arrêter les substituts nicotiniques ? Il n'existe aucune dépendance au patch de nicotine. C'est donc la possibilité pour vous de ne pas avoir à vous forcer à en appliquer un ou devoir très vite trouver un autre traitement substitutif pour ne pas risquer de rechuter.

Arrêter ? Ne pas arrêter ? C'est un peu comme la cigarette, on ne se pense jamais "assez" prêt pour se lancer. On se dit qu'il y aura une occasion plus favorable dans les mois qui arrivent. Mais bien souvent, cette occasion ne se présente jamais. Et dans ce cas, on continue à fumer, comme on continue de maintenir un lien avec la nicotine.

Patchs, gommes ou la e-cigarette, s'ils partagent tous quelque chose c'est bien le fait de ne pas vous sevrer totalement de cette substance. Si la nicotine est addictive seulement lorsqu'elle est associée au tabac, elle conserve néanmoins des effets que votre cerveau, lui, va associer à la consommation de cigarettes pouvant rallumant la flamme de l'addiction.

Il n'existe pas de recette magique pour cesser de fumer, qu'elle soit naturelle ou non, d'ailleurs.

Par contre, certaines plantes peuvent être utilisées pour aider à réduire lessymptômes d'abstinence et à apaiser les envies trop intenses dans votre journée : kudzu, valériane et même un simple jus de citron quotidien peuvent contribuer à diminuer le stress lié à ce désir de fumer une cigarette.

À ce stade, ce qui compte vraiment, c'est de poursuivre votre arrêt de la cigarette. Que vous partiez sur un autre substitut ou que vous décidiez de faire un sevrage sans assistance, c'est un choix personnel.

Arrêter de fumer d'un coup, pas pour moi…

Pendant longtemps, l'idée s'est propagée.

Une idée selon laquelle l'arrêt non assisté par un substitut est "l'ennemi" de l'arrêt du tabac... De nombreux professionnels de santé ne jurent que par les traitements de substitution sans proposer d'alternative viable aux fumeurs.

La capacité des fabricants à promouvoir leurs produits par la publicité est susceptible de "noyer" la réalité avec des études parfois largement orientées pour promouvoir l'efficacité de leurs produits.

Non, les timbres transdermiques ne sont pas inutiles, au pire, ils servent de placebo pour se débarrasser de l'addiction.

Cependant, la domination de l'arrêt assisté dans la conscience du public et du message consistant à dire que l'arrêt d'un coup est un défi quasi impossible ne permet pas d'apporter les bonnes réponses et de travailler ensemble sur la résolution d'un mal commun : le tabagisme.

C'est en tout cas les conclusions du CLOS, un organisme indépendant de publications scientifiques :

"Les premiers "échecs" font partie intégrante de la tentative d'arrêt. De nombreuses tentatives initiales ne sont pas sérieuses. Les substituts nicotiniques, les autres médicaments prescrits et les conseils ou le soutien professionnels aident également de nombreux fumeurs, mais ne sont certainement pas nécessaires pour arrêter de fumer." La recherche mondiale sur la négligence de l'arrêt du tabac sans assistance : causes et conséquences

L'arrêt tabagique avec ou sans substitut thérapeutique est peu mis en avant. On aborde très souvent l'importance de la volonté, sauf que, passé quelques jours voire semaines, la volonté s'essouffle.

Car les envies du fumeur, elles, ne sont pas encore parties… Alors que faire ? Une bonne routine de vie avec un changement dans ses habitudes quotidiennes peut largement contribuer à maintenir le sevrage durant les phases de tentation du début.

Évitez de fréquenter les lieux habituels, s'abstenir un temps de certaines activités, etc. pour les remplacer par des choses beaucoup plus stimulantes comme les sports, la prière/méditation, activités créatives, etc.

75 % des fumeurs arrêtent sans aucun substitut.

Allergique ou non, vous pouvez vous aussi en faire partie. Il ne s'agit pas d'un défi personnel dans le but de flatter son ego et pouvoir raconter à qui veut bien l'entendre que vous n'avez eu besoin de rien sinon de volonté… pas du tout !

L'objectif est d'arrêter d'un coup pour multiplier ses chances de réussite et pouvoir écraser cette toute dernière cigarette une bonne fois pour toutes !

Cette méthode est passée au crible dans notre classement : Substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, spray, inhaleur). Toutes les méthodes : le classement complet.