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Soutien social

Thérapie de groupe et effet de réseau social

Preuve modérée

La thérapie de groupe bat l'auto-assistance ; l'entourage qui arrête influence fortement

Thérapie de groupe (Cochrane)

Stead LF, Carroll AJ, Lancaster T. « Group behaviour therapy programmes for smoking cessation ». Cochrane, CD001007.pub3, 2017. 66 essais randomisés.

  • Groupe vs auto-assistance : RR 1,88 (IC95% 1,52–2,33), 13 essais, 4 395 participants, certitude modérée. Le groupe augmente significativement l'arrêt vs auto-assistance seule.
  • Groupe vs conseil individuel intensif : RR 0,99 (IC95% 0,76–1,28), 6 essais, 980 participants, certitude faible (incohérence, risque de biais), pas assez de preuves pour trancher.
  • Aucune preuve d'augmentation du risque dans les groupes.

« Group therapy is better for helping people stop smoking than self-help, and other less intensive interventions. There is not enough evidence to evaluate whether groups are more effective, or cost-effective, than intensive individual counselling. »

Effet de réseau social (référence hors Cochrane)

Christakis NA, Fowler JH. « The Collective Dynamics of Smoking in a Large Social Network ». NEJM, 2008, 358(21):2249-2258. Cohorte Framingham Heart Study, 12 067 personnes, 1971-2003. Étude d'observation (pas un essai randomisé), référence reconnue sur l'effet de réseau.

L'arrêt du tabac par un proche réduit fortement la probabilité de continuer à fumer : -67% si le conjoint arrête, -36% si un ami arrête, -25% si un frère/une sœur arrête.

Exemple français : communauté en ligne #JNFP

Groupe Facebook « Je ne fume plus ! #JNFP », créé 2012 par Françoise Gaudel (psychologue, tabacologue), ~24 000 membres actifs. Enquête 2024 (9 janvier-24 février) :

  • 85% des répondants déclarent avoir arrêté de fumer.
  • 94% déclarent que le groupe les a aidés.
  • ~85% des « défumeurs » ont utilisé une substitution nicotinique en parallèle (patchs, substituts oraux, vapotage), souvent en association.
  • ~45% ont fait appel à un professionnel de santé en parallèle.

⚠️ Niveau de preuve à signaler impérativement : enquête auto-administrée auprès de membres actifs volontaires, fort risque de biais de sélection (répondants déjà engagés, probablement ceux qui ont réussi) et d'auto-déclaration sans vérification biologique. Ne jamais présenter le 85% comme un « taux de réussite du soutien social » généralisable, seulement comme indicateur qualitatif d'un dispositif français concret, à mettre en regard des données Cochrane plus robustes sur la thérapie de groupe.

Sources