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15 mai 2023

La bronchite chronique du fumeur : symptômes, espérance de vie, solutions

Vous avez sans doute commencé par une gêne pour respirer, puis petit à petit vous vous êtes mis à tousser chaque matin au réveil... et aujourd'hui on vous annonce une BPCO, que l'on appelle aussi la bronchite chronique du fumeur.

Chaque année, ce sont 17 000 personnes qui meurent d'une bronchite chronique obstructive. Si vous ne voulez pas en faire partie, il est temps d'arrêter !

une fille atteinte de la bronchite chronique du fumeur

De la toux à la bronchique chronique obstructive

Le tabagisme est responsable de 80 % des bronchites aiguës de ce type.

En résumé, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BCPO) est une maladie pulmonaire chronique caractérisée par une inflammation des bronches, les voies respiratoires principales qui acheminent l'air vers les poumons.

Une maladie pulmonaire qui n'est pas douloureuse ce qui pose un problème pour les fumeurs qui ne se rendent pas toujours compte qu'ils en sont atteints. Souvent, la BCPO est reléguée au rang de rhume, simple bronchite ou d'une conséquence "normale" de la cigarette. Et c'est tout.

Les symptômes de la BCPO , tels que la toux et l'essoufflement, peuvent être attribués à d'autres causes ou simplement considérés comme des symptômes "normaux" de la consommation de tabac, alors que la maladie est en train de littéralement ronger les poumons du fumeur.

Les conséquences de la BCPO :

  • Inflammation des voies respiratoires
  • Destruction des tissus pulmonaires
  • Production excessive de mucus
  • Réduction de la fonction pulmonaire

Au quotidien, les personnes atteintes d'une maladie pulmonaire obstructive chronique vont rencontrer des difficultés à réaliser des tâches aussi simples que porter des courses ou faire du vélo. La raison ? Un essoufflement constant avec de l'air qui rentre bien dans les poumons mais que ces derniers auront bien du mal à expulser.

Peut-on soigner d'une bronchite du fumeur ?

Non. Cette maladie respiratoire est chronique et incurable. Par contre, vous pouvez garder le contrôle sur l'état d'avancement de la maladie. Et pour cela, il n'existe qu'une seule solution... Arrêter de fumer !

Que vous soyez diagnostiqué BCPO ou que vous en ayez les premiers symptômes, l'arrêt immédiat de la cigarette est la seule solution pour réduire la gêne et l'inflammation, mais aussi et surtout stopper la progression de la maladie. Des poumons malades vont pouvoir résister à la consommation de tabac.

Mais plus les mois et années passent, et moins ils seront capables de remplir leurs fonctions. La dyspnée (essoufflement) engendre un manque d'air dans les bronches, mais pas seulement.

Les autres conséquences de la BCPO :

  • Inflammation des voies respiratoires
  • Destruction des tissus pulmonaires
  • Production excessive de mucus
  • Réduction de la fonction pulmonaire

Au quotidien, les personnes atteintes d'une maladie pulmonaire obstructive chronique vont rencontrer des difficultés à réaliser des tâches aussi simples que porter des courses ou faire du vélo. La raison ? Un essoufflement constant avec de l'air qui rentre bien dans les poumons mais que ces derniers auront bien du mal à expulser.

Quelle est la durée de vie avec une bronchite chronique (BCPO) ?

En France, la BPCO touche environ 4 millions de personnes. Un chiffre sous-estimé puisqu'une partie importante de la population n'est pas diagnostiquée. Parmi eux, 80 à 85 % de fumeurs continueront à consommer du tabac sans même savoir le drame qui se joue dans leurs poumons...

Le dépistage est la clé. Tousser plus de 3 mois d'affilée par an est un signal d'alerte qui devrait vous pousser à consulter pour repérer une possible saturation en oxygène dans le sang.

La bronchite chronique chez le fumeur peut diminuer de 1 à 6 ans l'espérance de vie. Ce n'est donc pas une maladie à prendre à la légère et surtout, une raison supplémentaire d'abandonner son addiction le plus tôt possible.

9 questions pour vous aider à dépister une BCPO :

  1. Êtes-vous un ancien ou un actuel fumeur ?
  2. Avez-vous une toux persistante depuis plusieurs mois (plus de 3 mois par an) ?
  3. Avez-vous des épisodes fréquents de production de mucus ou de crachats ?
  4. Avez-vous des difficultés à respirer ou une sensation d'essoufflement, même lors d'activités légères ?
  5. Avez-vous une sensation d'oppression ou de serrement dans la poitrine ?
  6. Avez-vous des sifflements ou des sifflements lors de la respiration ?
  7. Avez-vous des antécédents familiaux de BPCO ou de maladies respiratoires chroniques ?
  8. Avez-vous des antécédents d'exposition à des substances toxiques ou à des irritants pulmonaires dans votre environnement professionnel ou domestique ?
  9. Avez-vous remarqué une diminution de votre capacité à tolérer l'effort physique au fil du temps ?

Que vous ayez répondu "oui" ou "non" à la majorité des questions, il est fortement conseillé de consulter un médecin rapidement. N'oubliez pas que fumer vous expose à de nombreuses maladies pulmonaires dont la BCPO n'est pas la seule.

La cigarette est insidieuse, les dégâts qu'elle occasionne sur l'organisme ne sont pas toujours visibles par les personnes dépendantes. Des dépistages réguliers permettent de réduire considérablement les risques.

Pour éviter une exacerbation pulmonaire avec aggravation des symptômes respiratoires actuels, il est conseillé de :

  • Faire du sport : selon le stade de la BCPO, l'entraînement devra être adapté. La pratique sportive permet notamment d'assurer une bonne diffusion de l'oxygène dans l'organisme.

  • Avoir une alimentation équilibrée : une mauvaise oxygénation augmente la production de radicaux libres avec des dommages possibles sur l'ADN du fumeur. L'alimentation est primordiale lorsqu'on est atteint d'une BCPO en y ajoutant un maximum d'antioxydants.

  • Effectuer des contrôles médicaux réguliers : l'importance du dépistage permet de prendre en charge la maladie le plus tôt possible et de limiter son aggravation jusqu'au stade 4 (le plus sévère).

Mais parmi tous ces conseils, le meilleur moyen pour respirer correctement et limiter l'accumulation de déchets dans les voies respiratoires consiste à arrêter définitivement de fumer.

Si la peur est un moyen efficace pour ne plus refumer une seule cigarette, une fois passé le choc de l'annonce de la maladie, comment peut-on vraiment abandonner sa dépendance au tabac ?

3 conseils pour arrêter de fumer

Conseil N°1 : Se dégoûter du tabac

Tant que vous apprécierez chaque cigarette que vous fumez, il va être difficile de vous en défaire. Pour vous dégoûter de la cigarette, rien de plus simple : passez quelques heures au service d'oncologie d'un hôpital pour discuter avec des fumeurs atteints d'un cancer. Tant que l'on ne voit pas la maladie, on a tendance à croire qu'elle n'existe pas. Le tabac tue chaque année 75 000 personnes en France, sans compter les dégâts de maladies pulmonaires comme la BCPO sur le quotidien des personnes dépendantes.

Conseil N°2 : Arrêter d'un seul coup

Trois fumeurs sur quatre cesseront de fumer du jour au lendemain sans rien prendre. Lorsque l'on fume, on ne s'imagine pas une seule seconde en être capable. Il faut réussir à briser le mécanisme de l'addiction, qui dure environ 2 à 3 semaines après la dernière cigarette.

Conseil N°3 : Utiliser des substituts naturels

Des aides au sevrage 100 % naturelles peuvent vous donner ce petit supplément de motivation qui vous manque. Pourquoi des substituts naturels plutôt que nicotiniques ? Parce que leur efficacité est quasi la même, avec la nicotine en moins, un bon point ! On parle de la valériane, du Griffonia, etc.