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27 mai 2023

Je n’arrive pas à arrêter de fumer…

Chaque jour, plus de 2000 personnes arrêtent de fumer. Parmi elles, seules 10 % parviendront à rester sans cigarette pendant plus d'un an. La raison ? Les mensonges et les mauvaises méthodes...

Pourtant, il est possible d'y mettre fin du jour au lendemain.

Arrêter de fumer lorsqu'on manque de volonté

Vous n'avez aucune volonté… enfin c'est ce que vous n'arrêtez pas de vous répéter à vous-même, un peu comme la bonne excuse qui justifie le fait que vous n'arrivez pas à lâcher cette mauvaise habitude…

Mais la volonté, c'est quoi au juste ? Il s'agit d'un mécanisme psychologique qui désigne la capacité d'une personne à prendre une décision et à agir en conséquence.

Cela paraît évidemment dit comme ça, sauf que quand on est fumeur , cette capacité est altérée par la dépendance. Vous êtes addict. Accro au tabac. Alors évidemment, vous n'y arrivez pas aussi facilement que ça.

Il est même très probable qu'après plusieurs tentatives, cette volonté d'arrêter de fumer ait disparu. Oui, vous ne croyez plus en votre capacité à mettre fin à votre addiction.

Alors bonne nouvelle, vous n'avez pas besoin d'être déterminé à tout prix à arrêter de fumer.

La volonté passe et avec elle la motivation des premiers jours qui vous permettent de tenir. Mais quand la tentation sera trop forte ? Quand vous aurez passé la pire journée de votre vie ? La volonté sera-t-elle suffisante pour vous retenir de fumer une clope ? Pas certain, en tout cas non quand on s'aperçoit que moins de 10 % des fumeurs arrivent à arrêter définitivement…

Compter seulement sur sa propre volonté pour mettre fin à l'une des trois drogues les plus addictives au monde, à savoir la cigarette, c'est risquer.

Il vous faut quelque chose de plus. Vous avez besoin d'un vrai déclic , un truc qui vous dégoûte du tabac à vie.

4 mensonges qui vous empêchent d'arrêter de fumer

Une première piste pour avoir ce déclic réside peut-être dans le fait de déconstruire ces mensonges que l'on se raconte à soi-même et qui ont fini par devenir réalité.

Mensonge n°1 : J'attends le bon moment

Il arrive quand ce "bon" moment pour vous ? Quand vous aurez passé cet examen ? Pourtant, vous risquez d'être encore plus stressé à l'idée de trouver un job. Ou alors peut-être quand vous aurez trouvé un job ? Mais la pression au travail pourrait bien vous angoisser encore plus… Il n'y a jamais de bon moment. Ce moment que tous les fumeurs attendent pour arrêter n'arrivera jamais. Il y a toujours un événement qui vient nous contrarier. Toujours un imprévu. Le fumeur aura toujours quelque chose de plus important que de trouver le temps pour vous libérer de votre dépendance.

Mensonge n°2 : Si j'arrête… je vais péter un câble !

Le manque ne vous a jamais fait réagir violemment ? Un coup de stress simplement parce que vous deviez retarder votre prochaine cigarette ? Fumer rend nerveux.

Fumer est également une source de stress plus intense et cela se passe dans votre cerveau, plus précisément dans l'hypothalamus et l'hypophyse, qui sont des glandes surrénales. Elles régulent notamment le cortisol, l'hormone du stress. Cette étude montre clairement que le tabagisme est associé à des taux très élevés de cortisol, ce qui aggrave le stress et l'anxiété chez les personnes dépendantes.

Mensonge n°3 : Je me sens moins heureux sans clope

Une vie "moins bien", c'est sans doute ce que vous pensez aujourd'hui lorsqu'on vous parle de sevrage tabagique. La peur d'être moins social, nerveux, de ne pas savoir quoi faire de vos dix doigts, ou comment remplacer votre pause clope… Il va être par exemple difficile de passer de 20 à 5 cigarettes. Pourtant, vous n'avez pas arrêté, mais le simple fait de diminuer devient un calvaire. Il s'agit du mécanisme de l'addiction. Plus vous fumez, plus vous en voulez. Lorsque vous ne fumez pas, vous avez l'impression qu'il vous manque quelque chose. C'est le manque. Cette sensation de vie plus triste vient simplement du fait que vous êtes accro. Une fois que vous avez arrêté, le plus grand risque que vous prenez, c'est d'être plus heureux que vous ne l'étiez avant.

Mensonge n°4 : Arrêter de fumer, c'est difficile

C'est un mythe qui a la vie dure. Il vous suffit de rechercher sur Google des témoignages d'anciens fumeurs pour vous rendre compte que c'est beaucoup plus simple qu'il n'y paraît. Lorsque l'on est encore fumeur, l'idée même de ne pas fumer pendant plusieurs heures peut donner des sueurs froides… Mais lorsque l'on décide d'arrêter pour de bon, on est évidemment dans une autre démarche où il n'y a plus d'attente et donc plus de frustration. L'envie est toujours présente, mais elle n'est pas aussi forte que la raison pour laquelle on a décidé d'écraser sa toute dernière cigarette.

La méthode la plus efficace quand on n'arrive pas à arrêter la cigarette

En France, l'arrêt du tabac est quasi systématiquement associé à un substitut nicotinique, ce qui entretient encore plus la difficulté dans l'esprit des fumeurs.

Pourtant, 75 % des fumeurs arrêtent sans rien, du jour au lendemain, soit près de 560 000 personnes chaque année dans l'hexagone.

Ce n'est pas une surprise, puisque les études scientifiques elles-mêmes confirment que la meilleure méthode est d'arrêter la cigarette d'un coup. Cette étude menée sur 697 fumeurs a donné des résultats très intéressants. Pour comparer, les personnes volontaires ont été divisées en deux groupes distincts. Le premier groupe arrête d'un seul coup sans aucune aide, le second groupe effectue un sevrage progressif en réduisant sa consommation de tabac.

Au bout d'un mois, 49 % des fumeurs qui ont arrêté brusquement n'ont pas repris, contre environ 39 % dans le groupe ayant opté pour un arrêt progressif.

Au bout de 6 mois, ce sont 22 % des fumeurs qui ont arrêté d'un coup, contre 15 % chez le second groupe.